Comptes-rendus de missions

Plusieurs membres de l'association se sont rendus au Burkina-Faso afin de constater les besoins de la population

mais aussi de vérifier la bonne réalisation des travaux commandés. 

Au cours de ces séjours, ce fut une immersion totale dans le vie locale et

c'est pour cela que nous pensons qu'un résumé de ces séjours peut vous intéresser

et vous permettre de vous rendre compte de ce qu'est le Burkina-Faso.

NOTRE PREMIER SEJOUR EN FEVRIER 2012

 

 

Lors de notre tout premier séjour au Burkina-Faso, nous avons commencé notre action en octroyant des microcrédits à quelques femmes.

Cela était une première ...

Puis, au vu de la très grave crise nutritionnelle et alimentaire que connaît la région du Sahel et à laquelle nous avons été confrontées

au Centre de réadaptation et d'éducation à la nutrition de Pissila,

nous avons pris la décision d'acheter de la nourriture (riz, mil, pâtes et huile) et des médicaments. 
Ceci, pour permettre aux infirmières de nourrir et soigner les bébés et les mamans qu'elles hébergent au CREN. 
Cela n'a pas tout résolu, bien sûr, mais cela leur a permis de faire face quelques semaines de plus, car la malnutrition affaiblit l'enfant et la moindre maladie peut ainsi très vite devenir mortelle.

Il faut travailler dans l'urgence, mais il faut aussi mettre en oeuvre des stratégies à plus long terme pour casser ce cycle infernal des crises nutritionnelles. 
Nous sommes une toute petite association mais, à notre échelle, nous allons aider quelques femmes et leur famille à mettre fin à ce combat quotidien contre la faim par l'intermédiaire du microcrédit. 
Les sommes données pour les microcrédits, une fois remboursées, seront réinvesties dans de nouveaux microcrédits avec de nouvelles bénéficiaires. 
En octobre prochain, lorsque nous reviendrons, nous pourrons (grâce aux adhésions et aux dons) augmenter le capital engagé dans les microcrédits et tripler leur nombre. Les premiers microcrédits (6 en février 2012) ont servi à démarrer un petit élevage. Pour les prochains, nous discuterons avec les femmes pour voir si elles peuvent mettre en place des petits commerces. 
Quand les marchés sont fonctionnels (comme ils le sont à Kaya ou à Pissila), pour aider les familles affamées, il vaut mieux injecter du cash dans les marchés. 
Avec les microcrédits, ces femmes ont de l'argent qui les responsabilise et leur permet de réaliser leur projet. En général, la priorité est donnée à l'achat de nourriture (cela leur permet surtout de diversifier les sources d'alimentation). De plus, cela fait fonctionner aussi le circuit du marché, plus de personnes bénéficient donc indirectement de cette aide.

Notre deuxième objectif immédiat est de créer une bibliothèque dans l'école du petit village de brousse de Solomnorè. Après les 25 livres offerts en février, nous leur en apporterons une centaine supplémentaire en octobre. 
Rappelons que tout cela est mis en oeuvre sans aucune subvention ...

Mission du 14 au 21 janvier 2015

 

Mercredi 14 janvier

Arrivées à Ouagadougou à 20h55 par un vol Air France et après plus d'une heure passée à attendre pour passer la douane

et récupérer nos (nombreuses) valises, nous avons pris un taxi pour nous rendre à la chambre d'hôtes "Bassnere" puisque notre ami Alain,

propriétaire de la "Case d'hôtes" affichait complet.

Jeudi 15 janvier

Dès 8h30 et après notre première douche froide (le moins que l'on puisse dire c'est que cela réveille ...),

Simon, notre chauffeur habituel est venu nous chercher. 
Après un passage obligé à la banque pour changer des euros contre des francs CFA,

nous sommes allés acheter des médicaments demandés par Noélie (infirmière du CREN).

Comme l'an dernier, nous sommes restés près de deux heures avant de récupérer notre commande.

Nous avons acheté en plus une potence (support pour transfusions).

Ensuite, nous avons fait une petite visite à Hélène, rencontrée à Pissila et maintenant affectée à Ouagadougou.

Vers 15 heures, nous sommes arrivés au CREN où nous étions attendus pour le déjeuner.

C'est assez long de parcourir les 130 kilomètres séparant Ouagadougou de Pissila car, depuis quelques mois, "le goudron"

(comprendre la route goudronnée) est régulièrement parsemée de rehausseurs.

Une fois les valises vidées, Noélie a tenu , sans plus attendre, à nous montrer les panneaux solaires et à nous expliquer

l'installation de la pompe solaire payée par l'association.

Vendredi 16 janvier

Dès 10 heures, ce sont une dizaine de femmes de Pissila qui sont venues pour bénéficier d'un micro-crédit de 30 000 Francs CFA (45 euros)
Pour nous remercier, certaines anciennes bénéficiaires sont arrivées avec des coqs, des tomates, des pigeons, etc.
L'une d'entre elles nous a fait une démonstration de danse, aussitôt suivie par les autres, tellement elles étaient heureuses.

Laurentine, une des premières bénéficiaires d'un micro-crédit, qui avait acheté une charrette et un grand bidon en plastique bleu

pour fabriquer du "ZOUM KOUM" (boisson locale) et le vendre sur le marché,

a ajouté à son activité le commerce de tissus qu'elle va acheter à Ouagadougou.

Bel exemple de réussite pour elle et pour l'association !

Dans l'après-midi, direction l'école de Solomnoré où nous avons remis aux enseignants 72 livres pour la bibliothèque scolaire

ainsi que des savons (achetés le matin à une des femmes de Pissila), des ballons, des cahiers, des stylos, des frisbees ...

Tout cela apporté de France dans nos valises.

Ensuite, c'est dans le potager que nous retrouvons le président et le vice-président des parents d'élèves.

Nous leurs remboursons le prix des semences et de l'engrais comme nous nous y étions engagées. 
C'est heureuses que nous avons constaté que les oignons, les choux, les tomates et les aubergines poussent très bien. 
Avec cette récolte, le repas des enfants (bien souvent constitué uniquement de riz) sera amélioré.

Le surplus des récoltes sera vendu et l'argent financera l'achat de nouvelles semences.

A 17 heures, nous avons assisté à l'arrosage du potager par les enfants eux-mêmes.

Ils prennent l'eau dans le forage avec des arrosoirs ou des seaux et vont ensuite arroser les légumes. 
Il est vrai qu'un tuyau se révélerait très utile pour simplifier ce travail et économiser de l'eau.

Projet à étudier ...

 
Samedi 17 janvier

Vers 8h30, nous partons avec Simon en direction de Kaya. 
Ayant besoin de quelques renseignements sur le virement de fonds de France à Pissila, nous passons à la Caisse Populaire. 
Ensuite, nous achetons trois lampes solaires pour l'école de Solomnoré.

Celles achetées en janvier 2013 fonctionnent encore très bien mais ne sont pas en nombre suffisant.

Comme l'an dernier, nous allons au Centre de formation professionnel Morija commander une deuxième armoire métallique

qui sera livrée le 23 janvier. 
Ensuite, nous partons à la recherche du tuyau d'arrosage, mais il n'y en a que 3 mètres de disponibles sur les 40 mètres que nous aurions souhaités. Nous l'achèterons donc à Ouagadougou.

Vers 15 heures, nous reprenons la route en direction de Solomnoré où Fadoul, l'un de nos correspondants,

a convoqué des femmes pour leur expliquer le fonctionnement des micro-crédits. Cinq d'entre elles en bénéficieront. 
Cette année, la somme attribuée est de 20 000 Francs CFA (30 euros) à rembourser en 9 mois.

Les contrats signés et souhaitant saluer la maman de notre ami Issaka,

nous prenons la direction de la concession Soré d'où nous repartons avec un coq.

Ensuite, nous allons présenter nos respects au chef traditionnel du village.

Comme à chaque fois, nous sommes très bien accueillies et repartons avec un autre coq.

 
Dimanche 18 janvier

Dans l'après-midi, visite des jardins à proximité d'un lac sur la commune de Wilao.

Ces jardins sont magnifiquement entretenus par les femmes et les légumes y poussent en quantité puisqu'il y a de l'eau. 
Malheureusement, avec la chaleur, le lac va s'assécher et la culture s’arrêter.

En soirée, nous sommes invitées à une réception donnée par les fonctionnaires francophones de Pissila.

 
Lundi 19 janvier

Nous commençons la journée par une visite au nouveau Commissaire et au nouveau Préfet. Depuis les événements d'octobre, il n'y a plus de Maire.

En milieu de matinée, nous accordons trois derniers micro-crédits à des femmes de Rumba et Thiou (communes de Pissila).

Dans l'après-midi, rencontre avec notre correspondant de Solomnoré pour différentes mises au point.
Puis, Odile, une de nos premières bénéficiaires, est venue passer un moment avec nous et en signe de bienvenue dans son pays,

nous a offert deux bouteilles de Brakina (bière burkinabé).

 
Mardi 20 janvier

Dès 9h30, avec Noélie, nous avons pris la route direction Ouagadougou. Après le déjeuner, nous avons acheté 50 mètres de tuyau d'arrosage.

Pour mesurer les 50 mètres, les employés ont tout simplement déroulé le tuyau le long du caniveau en même temps qu'un mètre d'arpenteur ...

Le soir, nous avons dîné et relogé chez Bassnere (notre ami Alain affichant toujours complet !).

 
Mercredi 21 janvier

A midi, nous étions attendues pour le repas chez Hélène. 
Nous sommes ensuite allées rendre visite à Souleymane Sow (l'entrepreneur s'occupant de réaliser les travaux pour alimenter le CREN en eau).

Pour aider le CREN, il a pris à sa charge l'électrification de la maison des mamans et des bébés.

Nous avons également pu faire un tour à "Ouaga 2000" où se trouvent le Palais présidentiel et de très belles villas de style occidental. 
Sur la grande avenue, nous avons remarqué un glacier et n'avons pu résister au plaisir d'aller manger une glace ...

En fin d'après-midi, nous nous sommes rendues à la Case d'Hôtes pour passer un moment avec Alain

et prendre notre dernier repas du séjour en sa compagnie. Le menu : gratin dauphinois et fondue bourguignone (pas vraiment local !).

C'est aux alentours de 21 heures que nous sommes parties vers l'aéroport d'où notre avion a décollé à 23h15 comme prévu

(ce qui n'est pas toujours le cas)
Arrivées à Paris à 6h10 avec un peu d'avance, la température n'était pas au rendez-vous puisque le pilote nous a annoncé -2°C alors qu'à Ouagadougou il faisait 36°C dans l'après-midi... 
Nous sommes montées dans le TGV direction Avignon à 8h30 où nous sommes arrivées à 11h44.

Notre voyage s'est merveilleusement bien passé. Grâce à la générosité de bénévoles, donateurs et membres,

nous avons pu mener à bien nos actions et à aucun moment nous n'avons ressenti d'insécurité.

MON JOURNAL DE VOYAGE à PISSILA du 18 au 27 JUIN 2017 par Gisèle

 

 

Mon voyage s'est bien passé. Je suis arrivée à Ouagadougou à 19 heures 45 avec une température annoncée de 33°. 
Dès le lendemain (lundi 18 juin), après avoir changé les euros qui m'ont été confiés en francs CFA,

une connaissance m'a fait rencontrer un commerçant qui vendait de l'artisanat burkinabé.

Avant mon départ, l'association avait décidé d'investir une somme assez importante dans l'achat de lait en poudre,

pour préparer les repas des enfants de 6 mois à 2 ans. 
C'est donc avec Noélie, l'infirmière qui est notre référente sur place, que nous sommes allées récupérer les cartons commandés le matin,

puis nous avons pris la route en direction de Pissila où nous sommes arrivées vers 18 heures.

Mardi matin, j'ai rencontré "Paulette", une personne à qui nous avons consenti un micro-crédit

et à qui nous avons commandé des travaux de couture. 
Après cette rencontre, j'ai téléphoné à Sébastien, directeur de l'école de Solomnoré,

pour savoir si je pouvais rencontrer les enseignants dans la journée.

En effet, dans mon planning, j'avais prévu d'aller commander des tables/bancs pour l'école et il me fallait savoir qui pourrait les réceptionner,

car les vacances scolaires approchaient. 
Le directeur m'a dit ne pas être disponible car il préparait une conférence qui avait lieu le jeudi et le vendredi

et a demandé à Napom (instituteur) de passer me voir vers 14 heures afin que nous puissions en parler.

Napom est arrivé à 15 heures 30 ... Nous avons discuté pendant plus d'une heure de l'école de Solomnoré et des élèves. 
Il m'a précisé qu'en principe, les enfants commencent à aller à l'école entre 5 et 7 ans.

Le seul coût pour les parents pour une année scolaire est une cotisation allant de 1500 Francs CFA (2,30 euros) à 2000 Francs CFA (3 euros)

selon les activités prévues.

Le plus souvent, c'est une somme de 1500 Francs CFA qui est demandée et certains parents ont quand même du mal à payer. 
Au cours de notre discussion, Simon, notre chauffeur/interprète (beaucoup de personnes parlent moré) et Napom (l'instituteur) m'ont demandé d'attendre avant de commander les tables/bancs.

Ils m'ont proposé de prendre des renseignements à divers endroits pour connaître les meilleurs tarifs.

Donc, je les laisse prospecter et les remercie.

Nous avions espéré que les membres du Rotary de Ouagadougou, comme ils l'avaient promis, financeraient une ambulance pour Pissila,

mais le temps passant, et comme Sœur Anne, nous n'avons rien vu venir...
Heureusement, une ambulance a été offerte au centre de soins par un généreux donateur de Pissila, et elle est d'une grande utilité !!!

Mercredi matin, Marie-Josiane, bénéficiaire d'un microcrédit début 2014, est venue remercier l'association.

Elle a 30 ans, deux enfants de 16 et 4 ans et un mari pas toujours très présent. 
Elle m'a dit qu'avec son microcrédit elle avait acheté des moutons, les a engraissés pour les revendre

et que parallèlement elle faisait des gâteaux qu'elle vendait devant sa maison. 
Elle a repris ses études et dans un an (si elle réussit son examen) elle pourra enseigner. 
L'Association peut être fière de son parcours, comme de celui de beaucoup d'autres femmes.

Mercredi après-midi, ce sont 20 femmes de RUMBA qui sont venues pour se voir attribuer un microcrédit. 
Nous avions déjà consenti des microcrédits à un groupement de 21 femmes de Rumba pour la culture et la revente d'arachides.

Ces microcrédits ont été remboursés et les bénéficiaires m'ont dit être très satisfaites des sommes récoltées avec cette activité.

Il faut savoir qu'au Burkina-Faso les femmes passent une grande majorité de leur temps à piler le grain. 
Pour les soulager dans cette corvée et aussi éviter qu'elles ne gardent leurs filles à la maison pour les aider,

l'association a travaillé sur un projet d'une éventuelle implantation d'un moulin à grains. 
J'ai profité d'une opportunité qui m'était offerte pour me rendre au village dans lequel nous pourrions mener à bien ce projet. 
Les pistes étant défoncées par les pluies, nous avons mis 1 heure pour y arriver. 
J'ai pu rencontrer le chef du village et de nombreux habitants pour leur parler de ce projet. Bien entendu, ils étaient ravis. 
Le chef, tellement content, m'a fait savoir que si ce projet aboutissait,

il se chargeait de faire donner une formation aux personnes qui s'occuperaient du moulin. 
Ce sont plus de 10 villages aux alentours qui pourraient profiter du moulin,

et il faut compter que 600 kilos de grains pourraient être moulus chaque jour. 
Partie de Pissila à 8 heures du matin, j'étais de retour à 13 heures.

Dans l'après-midi, je suis allée faire un petit tour au marché pour trouver des pagnes, mais pas de chance, la marchande était déjà partie.

Vendredi matin, avec Simon et Ousman (l'entrepreneur qui a déjà rénové deux toitures à l'école),

nous sommes allés à Solomnoré pour voir la troisième toiture restant à refaire afin qu'Ousman établisse un devis.

Vers 10 heures, j'ai pu assister à la vaccination des enfants (vaccination possible grâce au réfrigérateur solaire acheté par l'association début 2016). 
Chaque semaine ce sont entre 20 et 40 enfants de 0 et 15 mois qui sont vaccinés. Les mamans sont sérieuses et respectent les rendez-vous. 
Les femmes enceintes viennent en consultation prénatale et sont vaccinées contre le tétanos. Une autre vaccination serait nécessaire,

mais l'Etat n'a pas les moyens de fournir toutes les doses.

Ensuite, 35 microcrédits ont été consentis à des femmes de Pissila.

Dans l'après-midi, les dernières femmes de Rumba sont venues pour signer leur microcrédit

et le directeur de l'école de Solomnoré est passé me voir à Pissila. Il doit nous faire part de ses besoins (livres scolaires, annales, etc.)

Dans l'intervalle, nous avons appris que le lundi 27 était férié à cause du ramadan. 
Malheureusement, il restait encore quelques courses à faire. Nous avons pu compter sur la gentillesse et la serviabilité des burkinabés

et une connaissance habitant Ouagadougou a pu se charger de récupérer pour nous, une commande passée le lendemain de mon arrivée.

Samedi matin dès 8 heures, Simon, Napom et moi étions à Solomnoré pour rencontrer les parents d'élèves et les mères éducatives. 
Nous avons dû rentrer très vite à Pissila car la pluie menaçait. Nous avons bien fait, car à peine arrivés : LE DÉLUGE ...

Samedi soir, la couturière est venue me porter des pièces de couture

et elle est revenue dimanche en fin de matinée apporter le reste de la commande.

Dimanche, après le repas de midi, départ pour Ouagadougou.

Le dimanche soir, j'ai été reçue chez un couple de burkinabés demeurant à Ouagadougou.

Lundi : nouvelle rencontre avec le marchand de bijoux qui devait me remettre le solde de ma commande.

J'ai donc repris l'avion lundi soir, avec une heure de retard au départ, car il a fallu attendre 2 heures à la douane. 
Un seul douanier pour les passagers Air France et Brussels Airlines ... 
La chaleur et la fatigue aidant, et comme à chaque voyage de retour, je me suis endormie sitôt dans l'avion 
et me suis réveillée à Paris.

Là, il a fallu presser le pas pour avoir la correspondance pour Montpellier

puisque l'avion est arrivé avec plus d'une heure de retard sur l'horaire prévu, mais je suis arrivée avant la fin de l'embarquement

et j'ai pu continuer à dormir pendant le vol Paris/Montpellier où je suis arrivée à l'heure.

Pendant ce séjour, je dois avouer qu'il a fait chaud (40°) mais heureusement un petit vent et quelques grosses pluies (très bonnes pour les récoltes)

ont fait que la température était supportable. 
Encore une fois "Mamie Zizelle" comme on m'appelle là-bas (certainement à cause de mes cheveux blancs) a accompli sa mission

et a été heureuse de revoir tous ceux et celles avec lesquels depuis toutes ces années, elle a tissé des liens d'amitié.

Comme vous pouvez vous en douter, la vie est difficile, même très difficile au Burkina-Faso. 
Je ne voudrais pas terminer mon journal de voyage, sans vous parler d'une idée trouvée

par les infirmières du centre de soins pour gagner "un peu" d'argent.

Elles préparent des sachets de glaçons qu'elles vendent tous les soirs : 100 Francs CFA (15 centimes d'euros) les deux sachets.

Elles refusent pratiquement des ventes tous les jours, car elle ne peuvent pas faire plus d'une vingtaine de sachets,

le congélateur ne pouvant pas suivre ...

Dommage !!! Mais voilà comment gagner 1 € 50 au Burkina-Faso !

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